Pour ses vingt ans, Francine a déménagé

Après vingt ans passés sur la rue Saint-Jean, la couturière Francine Quenneville a déménagé. Elle n’a évidemment pas quitté le quartier: la voici désormais au 764, rue Sainte-Marie.

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Originaire de l’Outaouais, Francine s’est installée comme couturière dans notre quartier en 1996. Son atelier de couture était alors face à la Tour Saint-Jean au deuxième étage, au-dessus de La Lavandière. Deux ans après, elle avait l’opportunité de reprendre La Lavandière, tout en poursuivant au-dessus son activité de couturière. Les activités de Francine se diversifiaient tandis que sa famille était sur le point de s’agrandir.

Au milieu des années 2000, ce fut le premier déménagement au sein du quartier. Francine partit entre L’Intermarché et l’édifice de Radio Canada. L’immeuble où se trouvent de nos jours le Thaï express et le Café dépôt était configuré différemment: d’un côté une enseigne de Teinturerie française, de l’autre un établissement de restauration. Elle y resta trois ans, et partit lorsque le bâtiment fut vendu.

En 2010, toujours fidèle au quartier, Francine s’installa au 598, rue Saint-Jean. Outre son atelier de couture, elle cumulait la partie pressing et la partie laverie automatique… et allait aussi, pour les clients qui le demandaient, s’occuper de faire les lessives et de rendre le linge sec et plié. En clair, son temps passé véritablement à la couture était réduit. Question vacances, ça devenait impossible d’en prendre. Francine explique qu’elle n’en a pas pris depuis ses cinquante ans, il y a quatre ans et demi, lorsqu’elle est partie en France.

Divers éléments l’ont fait quitter la rue Saint-Jean en octobre 2016. Francine a repris le local du 764 Sainte-Marie pour lequel sa propriétaire Sonya Côté avait l’été dernier lancé un sondage auprès des résidents du quartier Saint-Jean-Baptiste.

Avec un espace de travail mieux organisé que sur Saint-Jean (et qui ne l’oblige pas à se déplacer sans cesse), elle peut désormais se consacrer bien plus à son ouvrage, qui ne manque pas.

La clientèle de Francine est très variée. Si autrefois elle travaillait beaucoup dans l’urgence pour les nombreuses boutiques de vêtements dont regorgeait le quartier, son travail est désormais davantage orienté vers les résidents, qui n’hésitent pas à pousser la porte de sa boutique. Et puis il y a aussi des institutionnels, comme Le Capitole de Québec ou Parcs Canada, qui lui renouvellent leur confiance.

En s’installant rue Sainte-Marie, Francine a toutefois maintenu le service de pressing avec Nettoyeur Éclair. La boutique est ouverte du lundi au samedi, matin et soir, jusqu’à 17h.

Texte et photos: Fabien Abitbol

Dans son nouvel atelier, Francine Quenneville bénéficie d’une plus grande table à découper, sur laquelle on voit parfois des commandes qui sortent de l’ordinaire.

Parcs Canada étant parmi les clients institutionnels de Francine, on peut trouver dans l’atelier des costumes servant à des attractions touristiques. Sur ce portant, des vestes du Parc de l’Artillerie.

Au 764 de la rue Sainte-Marie, l’atelier de couture porte désormais le nom de la couturière

Par | 2017-06-07T20:47:47+00:00 22/03/2017|Catégories : Commerces|0 commentaire

À propos de l'auteur :

Fabien Abitbol
Journaliste depuis 1984, j'ai travaillé pour divers journaux français (régionaux ou nationaux) dont France Antilles, Le Courrier de l'Ouest, La République du Centre, L'Express, Le Monde, ou L'Humanité, ainsi que dans des médias spécialisés (essentiellement dans les secteurs santé-social et éducation). Blogueur depuis 2006, administrateur de la coopérative de journalistes Ensemble, collaborateur régulier de l'InfoBourg, je suis également administrateur du Conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste depuis 2014, et résident du quartier depuis 2012.

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