Lors d’une conférence de presse organisée mardi 13 juin à l’Assemblée Nationale, les députées Agnès Maltais et Diane Lamarre ont demandé la réouverture du sans rendez-vous du CLSC Haute-Ville à la clientèle non-inscrite. 

C’est à l’occasion de la remise d’une pétition signée par près de 600 citoyens que plusieurs représentants du quartier ont pu s’exprimer sur la fermeture du sans rendez-vous au CLSC Haute-Ville. Cette pétition avait été initiée à l’occasion d’un rassemblement le 17 mai dernier, réunissant des particuliers ainsi que des représentants de différents organismes, comme la Maison des femmes de Québec, le Comité Populaire Saint-Jean-Baptiste, le Centre Famille Haute-Ville, les Amis de la Terre, et l’Entraide du Faubourg.

Marie-Ève Duchesne, du Comité Populaire Saint-Jean Baptiste, a dénoncé la perte de services de santé pour le quartier, après la fermeture de la pharmacie à proximité du CLSC cet automne, et l’arrêt des prélèvements sanguins. Gaëlle Généreux, représentant le Centre de Famille Haute-Ville, a dénoncé le stress lié « au trou de services« , et la « perte au niveau de la connaissance de la cohorte familiale« , faute pour les membres d’une même famille de pouvoir être suivis par un même médecin. « Cela défait le tissu social« , et entraîne « une perte de confiance dans le système de santé » a-t-elle ajouté.

Louis Dumoulin, président du Conseil de Quartier Saint-Jean-Baptiste, a précisé que les trois conseils de quartiers concernés (Montcalm, Vieux-Québec Cap-Blanc Colline-Parlementaire, et Saint-Jean-Baptiste) ont chacun adopté une résolution protestant contre la baisse de services. Il a par ailleurs souligné le problème spécifique des personnes âgées ou à mobilité réduite, pour qui un long trajet ou un tour à l’urgence sont des sources de stress supplémentaires. « On encourage la densification, mais il faut que les services suivent » a-t-il conclu.

Pour clore cette conférence de presse, la députée de Taschereau Agnès Maltais, dépositaire de la pétition, a dénoncé les réponses « étonnantes » du CIUSS. Outre l’impossibilité d’avoir des chiffres sur le nombre de consultations sans rendez-vous supprimées, le fait de référer les patients vers ProActiv Santé ou les urgences qui débordent sont pour elle le signe d’une « réforme pensée sur papier, mais pas pour le monde« . C’est également une contradiction avec la volonté de densification urbaine, qui ne peut se faire sans la présence de ressources de proximité.

Retrouvez ci-dessous la conférence de presse:

Photo en entête: Rassemblement du 17 mai (jour de lancement de la pétition de Agnès Maltais), face au CLSC Haute-Ville (crédit Fabien Abitbol)