Le nouveau restaurant de la Côte d’Abraham nous intriguait depuis son ouverture. N’écoutant que son courage (et un peu son estomac), le Bourdon a profité d’une magnifique soirée d’été pour tester la carte de l’Albacore.

On va le dire tout de suite: on a a-do-ré, sur toute la ligne. Il faut dire, la réputation des propriétaires les avait précédés: quand on opère l’Affaire est Ketchup, Patente et Machin, etc., on part avec un capital sympathie non-négligeable pour les estomacs de la Capitale-Nationale. Le chef Benoît Poliquin, auparavant au Versa, est derrière le menu qui met le poisson et les fruits de mer à l’honneur, tout en proposant des options végé et un peu de viande (on a failli craquer sur un tartare de bœuf prometteur, mais on s’est retenu et on a bien fait).

Parlons déco: l’intérieur est épuré, et confortable. Sur le mur derrière le bar, on a aimé le thon Albacore et son bandeau de pirate sur l’œil, faut dire, on capotait vraiment sur Albator quand on était petits (il est possible que le générique se soit désormais logé dans votre tête, on s’excuse). La vue sur Québec est exceptionnelle, et, pour peu qu’on s’installe en soirée, on n’est plus vraiment dérangés par la proximité de l’autoroute et la Côte d’Abraham. À côté de notre table, une famille de touristes français, arrivés là sur recommandation du disquaire Chez Sonny, preuve que la réputation locale du restaurant a rapidement fait le tour du quartier.

Une belle terrasse pour profiter de l’été.

Nous avons partagé une entrée de pieuvre et sa trilogie d’aubergines (en baba ghanouj, sautée, et frite): la pieuvre était parfaitement cuite, pas du tout élastique, et les aubergines délicates, quelle que soit leur forme, et pas grasses du tout. En plat, nous avons opté pour les calmars farcis (de chair à saucisse maison) avec palourdes et chorizo pour l’un, et poisson du jour pour l’autre, de l’espadon enrobé de speck, avec des raviolis au fromage de chèvre (et une sauce à tomber par terre). Les saveurs sont vraiment bien équilibrées. Il a fallu faire venir du pain en rab’, pour saucer les assiettes, et on a renvoyé des assiettes propres en cuisine, parce qu’on est polis. On a cependant abdiqué devant la carte de desserts, parce qu’on n’avait vraiment plus de place, mais ça avait l’air bien sympathique. Pour accompagner le tout, pour la moitié de l’équipe, un verre de vin alsacien délicieusement parfumé (un vin biologique d’importation privée) a ravi nos papilles.

Bilan financier, pour deux: une entrée, deux plats, un café et un verre de vin: presque 100$, taxes incluses.

On a aimé:

  • Le service très sympathique et à l’écoute, et de bon conseil quand on hésite un peu
  • La fraîcheur et la qualité des produits
  • Ne plus avoir faim en sortant de table
  • Pis surtout, ben, c’est bon

On recommande pour:

  • Un repas en amoureux
  • Une soirée entre amis

Fin de soirée à l’Albacore.