Rencontre avec Valérie Boivin, illustratrice espiègle du Faubourg

Profitant d’un après-midi ensoleillé, nous avons rencontré la pétillante illustratrice de Saint-Jean-Baptiste Valérie Boivin, dont le dernier ouvrage « Le livre où la poule meurt à la fin » sort dans quelques jours.

Il s’agit de sa deuxième collaboration avec François Blais, après 752 lapins, un conte pas très initiatique mais adorable (de lapin). Cette fois-ci, on reste dans le domaine animalier, avec une histoire de poule qui dépense sans compter et sans remords. En même temps, pourquoi se priverait-elle, puisqu’on lui donne des cartes de crédit, et qu’elle sait très bien comment tout ça finit? on entendrait presque la chanson de Boris Vian “la complainte du progrès” sur certaines pages. Le livre s’adresse aux enfants à partir de 5 ans, mais ne manquera pas de faire rire les parents qui leur feront la lecture, car ils y saisiront sans nul doute l’absurdité de la société de consommation. Humour noir? Sans doute, mais c’est délicieux. A propos de délices, le lancement de l’ouvrage se fera le 2 octobre prochain en formule 5 à 7 chez… Os Rôtisserie dans Limoilou. Les auteurs ont le sens de la logique, et on adore! Un lancement qui viendra clore une année de travail, entre les premières esquisses et la réception des livres.

Le Bourdon 600×100

Arrivée dans le quartier en 2004 après un baccalauréat en design graphique à l’Université Laval, Valérie Boivin y est restée et apprécie particulièrement sa beauté architecturale, ses rues étroites, et son esprit un peu bohème. Elle a occupé son premier emploi d’été à la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste (désormais Claire-Martin), et travaille maintenant depuis chez elle, dans le quartier, avec Marcel, son lapin, entre deux séances de jardinage de potager sur son toit. Un Faubourg qu’elle a vu changer au cours des ans, mais qu’elle aime toujours, et qu’elle ne quitterait pour rien au monde.

Son travail a été récompensé par plusieurs prix, comme le prix Illustration Jeunesse du Salon du Livre de Trois-Rivières en 2016 (catégorie Relève) pour Perché sur mes hautes jambes, après avoir obtenu en 2013 le prix Cécile-Gagnon pour le délicat Un après-midi chez Jules. La sortie du livre, aux éditions 400 coups est prévue pour le 26 septembre, dans toutes les bonnes librairies indépendantes (Pantoute sur St-Jean, ou La Librairie du quartier, par exemple en haute-ville).

Si vous voulez profiter de son sourire contagieux, vous pouvez la croiser chez Erico, dont elle adore les chocolats (et où l’on peut même amener ses contenants, un point qu’elle tient à souligner), chez Rose Bouton (où l’on peut d’ailleurs trouver les cartes qu’elle produit), au Crac, ou encore vous rendre la semaine prochaine au Etsy ville de Québec au Domaine Cataraqui (vous avez le droit de sortir du Faubourg).

Par | 2017-09-20T09:38:52+00:00 17/09/2017|Catégories : Culture et éducation|Mots-clés : |0 commentaire

À propos de l'auteur :

Québécoise d'adoption depuis 2007 et résidente de Saint-Jean-Baptiste depuis 2012, je suis passionnée de démocratie locale, d'histoire et de patrimoine. Co-fondatrice du Bourdon média collaboratif, je suis également engagée dans divers organismes du quartier, comme le Comité Populaire, Espace Solidaire, et le Comité du patrimoine.

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