L’histoire du 835 Turnbull

Ce bâtiment abrite aujourd’hui le siège des éditions du Septentrion, qui nous ont aimablement autorisé à publier un texte produit par Jérôme Ouellet, sur l’histoire du lieu. C’est aussi l’occasion d’en découvrir plus sur l’aménagement de la partie occidentale du Faubourg.

Le cadre bâti de la portion occidentale du quartier Saint-Jean-Baptiste s’élève sur un espace acquis en 1672 par les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. À la fin du XVIIIe siècle, celles-ci morcellent ce territoire en le concédant par bail emphytéotique à des particuliers. À la même époque, l’armée britannique adopte un plan d’améliorations du système défensif de Québec, auquel on doit notamment la construction des tours Martello au début du XIXe siècle. De ce programme découlera également l’acquisition de biens fonciers permettant la création d’une aire de dégagement nécessaire au bon fonctionnement des ouvrages fortifiés. Ainsi, entre 1822 et 1824, l’armée constitue une zone libre de tout bâtiment autour de la tour Martello n°3 par l’achat de baux emphytéotiques préalablement accordés par les Augustines, ce qui gêne considérablement l’expansion du faubourg Saint-Jean. À la suite du départ des troupes britanniques en 1871, les titres sont transférés au gouvernement canadien. Celui-ci les conservent jusqu’à l’échéance des baux en 1889. Le lotissement du secteur s’avère alors possible.

Le Bourdon 600×100

Détail d’un plan de Québec en 1871 montrant l’étendue des espaces réservés par l’armée (Ordnance) pour les besoins de la défense de Québec et le frein qu’ils constituent alors à l’expansion des faubourgs en haute-ville. Cliquez pour voir en grand. Paul Cousin, Plan of the City of Quebec for the Quebec & Levis Directory, 1871, BAnQ, G 3454 Q4 1871 C68 CAR.

À vrai dire, un premier plan de lotissement des terres entourant la tour Martello n°3 avait déjà été dressé en 18701. Dans ce document, qui servira, dans l’ensemble, de référence aux plans ultérieurs, le territoire y apparaît largement subdivisé pour des usages résidentiels ou commerciaux; on y aperçoit également quelques vastes espaces qui seront occupés par le couvent des Franciscaines (1896) et l’Hôpital Jeffery-Hale (1900). Le plan prévoit en outre l’ouverture des voies qui forment toujours la trame du secteur de nos jours. À l’exception des rues Saint-Nazaire (Crémazie) et Saint-Cyrille (René-Lévesque), ouvertes respectivement en 1895 et en 1898, toutes les autres voies ne sont percées qu’au début du XXe siècle. La rue Notre-Dame-du-Précieux-Sang apparait vers 19102. Municipalisée l’année suivante, elle est renommée en l’honneur du lieutenant-colonel James Ferdinand Turnbull (1835-1917); son épouse, Elizabeth McKenzie (décédée en 1900), avait été l’une des bienfaitrices de l’Hôpital Jeffery Hale, dont le terrain borde l’avenue.

Détail d’un plan cadastral de 1909 montrant le lotissement et la trame dans le secteur de la tour Martello no 3, démolie en 1904. Notons que l’avenue Turnbull sera reliée à la Grande Allée à la fin des années 1910. Signalons enfin que la rue du Sacré-Coeur sera renommée en 1911 en l’honneur de l’homme d’affaires et échevin Joseph-Camilien Lockwell (1872-1927). Cliquez pour voir en grand. Arsène Edmond Brisset Courchesne, Cadastre de la Cité de Québec/Cadastral Plan of the City of Quebec, 1909, Québec, Cité de Québec, archives des Augustines, non coté.

Le lot 4381-15, qui comprend alors l’espace sur lequel s’élèvent de nos jours les 835 et 875 de l’avenue Turnbull3, fait l’objet d’une concession par les Augustines en 1911 à Arthur Alfred Lacasse4. Né vers 18765, Lacasse est commis-voyageur6 et réside alors sur la rue de la Tourelle dans le quartier Saint-Jean. En contrepartie de cette concession rédigée par le notaire Adolphe Labrèque, Lacasse doit verser annuellement aux Augustines une rente de 64 dollars et 42 cents7 et est tenu de construire sur le lot une « […] maison habitable et logeable en matériaux incombustibles d’une valeur d’au moins quatre mille piastres »8. Le lot, de forme irrégulière, s’étend sur une superficie de « […] trois mille deux cent vingt & un pieds, le tout plus ou moins, mesure anglaise »9.

Plan de 1912 montrant la forme et les dimensions des lots (dont 4381-15) situés en bordure des actuelles avenue Turnbull, rue Lockwell et ruelles Lockwell et Crémazie. Y figure celui concédé à Lacasse. Pierre Gosselin, Plan indiquant les lots redivisés nos 4381[…] du cadastre de la Cité de Québec quartier Montcalm, 12 juin 1912, archives des Augustines, 800.280.1912.27.

L’espace construit (depuis 1914)

Détail du plan d’assurance-incendie de Québec dans les années 1910 montrant les bâtiments construits à cette époque sur le lot d’Arthur Alfred Lacasse. En haut, la couleur du bâtiment, qui abrite manifestement une épicerie (« Gro. ») suggère un revêtement strictement en brique. On remarque également la présence d’annexes en bois (couleur grise). Publié initialement en 1910, ce plan a fréquemment été réédité au cours de la décennie. Charles Edward Goad et Underwriters’ Survey Bureau, Insurance plan of the city of Quebec, Canada, 1910-1916, BAnQ, Collection Plans de villes et villages du Québec, cote non indiquée. La version numérique du document est conservée dans la collection numérique de BAnQ.

Arthur Alfred Lacasse fait construire deux bâtiments sur son lot. Il fait tout d’abord édifier sa résidence à l’angle de l’avenue Turnbull et de la rue Lockwell10. En 1914, il obtient un permis municipal l’autorisant à construire un second bâtiment situé au 5-7-9 (835-839-845) de l’avenue Turnbull11. Les travaux, dont les coûts sont estimés à 6000 dollars, sont confiés aux entrepreneurs East & Masson et Pierre Tardif12. Dès 1915, selon L’Annuaire des adresses de Québec et Lévis, Lacasse établit une épicerie au rez-de-chaussée (5) tandis que locataires résidentiels logent aux deux étages (7 et 9). Par son revêtement de briques, son toit plat et sa faible marge de recul par rapport à la rue13, le bâtiment s’avère une construction typique de son époque et s’insère bien dans le cadre bâti du quartier.

Le bâtiment demeure la propriété d’Arthur Alfred Lacasse jusqu’à sa mort en 1958. Deux de ses filles, Jacqueline et Colette Lacasse, en héritent puis le louent à Claude Robitaille, qui y maintient l’épicerie jusqu’en 1982. L’identité des propriétaires ultérieurs et leur période d’occupation sont moins certaines puisque la Ville ne possède aucune liste de ce genre.

La consultation des permis d’intervention sur le bâtiment accordés par la Ville depuis 1980 permet heureusement de combler en partie cette lacune14. Il appert que les sœurs Lacasse demeurent propriétaires du 835 de l’avenue Turnbull au moins jusqu’en 198415. À compter de 1982, le rez-de-chaussée est occupé par l’épicerie La Douce Bouffe, dirigée par Bernard Strier. En 1991, un propriétaire non identifié acquiert le bâtiment et change le nom de l’épicerie (La Vie Saine). Deux ans plus tard, Jacques Legros et Marianne Mongrain s’en portent acquéreur et y fondent la boutique Antiquités Les Choux Gras16. En 1995, le commerce est renommé Machin Chouette alors qu’il s’ouvre à la vente de vêtements. En 2002 ou 2003, le bâtiment devient la propriété de Diane Guérard et de Denis Fradet, qui y établissement une boutique de brocante (Les Trouvailles de Léonard)17. Sans occupant au rez-de-chaussée en 2005 et 2006, le bâtiment est vraisemblablement acquis en 2007 par Jean Gervais. Le permis accordé ne fait alors pas état de changement de commerce18. Le nom des occupants, jusqu’à l’emménagement des Éditions du Septentrion en 2015, suggère plutôt la conversion de l’unité à des fins résidentielles ou professionnelles19.

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Initialement déposé au Bureau des terres de la Couronne, le plan a été reproduit avec quelques modifications mineures vers 1910. Cette version est conservée aux archives de la Ville de Québec.

Aucun document ne permet d’établir avec certitude la date d’ouverture de la rue. L’Annuaire des adresses de Québec et Lévis la répertorie pour la première fois dans son édition de 1910. La voie s’étend alors de la rue Saint-Jean à la rue Saint-Cyrille.

Connue initialement sous le nom de rue Turnbull, la voie est promue au rang d’avenue à une date incertaine, mais antérieure à 1923 comme en fait foi un règlement de la Ville dans lequel on évoque l’avenue Turnbull.

Le lot fera l’objet d’une division peu après. Les lots 4381-15-A et B apparaissent en effet sur un plan cadastral réalisé par des ingénieurs municipaux en 1927.

5 Arthur Alfred Lacasse est âgé de 45 ans lors du recensement de 1921.

Selon L’Annuaire des adresses de Québec et Lévis de 1911, Lacasse agit également à titre de secrétaire de la Quebec Poultry Association.

Le versement de cette rente prendra fin en 1984.

Adolphe Labrèque, Concession par l’Hôtel-Dieu de Québec à monsieur Arthur A. Lacasse, no 2430, 7 novembre 1911, archives des Augustines, non coté. Le document, qui comporte plusieurs clauses générales, stipule également que « le preneur s’engage de faire délimiter et borner à ses frais sans délai par un arpenteur géomètre choisi par la dite Communauté de l’Hôtel-Dieu, le terrain présentement concédé et d’en prendre possession sans que cette dernière soit tenue de l’y mettre ».

Ibid.

10 Ce constat est possible dans la mesure où la Ville de Québec n’accorde son premier permis de construction qu’en 1913 et qu’il n’en existe seulement pour le bâtiment situé de nos jours au 835 de l’avenue Turnbull. En fait, selon L’Annuaire des adresses de Québec et Lévis de 1913, Lacasse réside déjà au 11 (875) de l’avenue Turnbull à cette époque.

11 La numérotation actuelle du bâtiment n’apparaît que dans les années 1950.

12 Aucun nom d’architecte n’apparaît dans le registre des permis accordés par la Ville.

13 À ce chapitre, il est probable que Lacasse ait voulu maximiser l’espace construit puisque ce bâtiment constituait son principal gagne-pain. La différence est notable avec sa résidence qui est légèrement située en retrait de l’avenue Turnbull et de la rue Lockwell.

14 Signalons que les archives de la Ville conservent la trace d’au moins deux interventions sur le bâtiment antérieures aux années 1980. Cependant, le nom des propriétaires ne figure pas dans leur notice descriptive, d’ailleurs fort peu explicite. La première, réalisée en 1936, se résume à ceci : « Coût de rempl. part. exist. de « A » const. en 1915 ». Une seconde intervention, datée erronément en 1936, suggère la réalisation de travaux en 1965: « Coût de rempl. des amélio. réal. en 1965 ». En comparant des photographies du bâtiment prises en 1929 et dans les années 1980, on remarque que les balcons en façade ont été retirés. Il n’est malheureusement pas possible d’attribuer précisément ce changement à l’une ou l’autre des interventions.

15 En 1984, les sœurs Lacasse sont toujours détentrices des lots (provenant du lot initial 4381-15) lors de la quittance accordée par les Augustines de l’Hôtel-Dieu. Notons que des permis sont accordés aux sœurs Lacasse pour le bâtiment voisin (875 de l’avenue Turnbull) jusqu’en 1986.

16 Cette année-là, le garage attenant au bâtiment fait l’objet d’une rénovation.

17 Selon la fiche du bâtiment sur le site web de la Ville, un permis accordé à Diane Guérard le 20 mars 2002 évoque l’établissement de la boutique de brocante. Selon un document obtenu de la Division de la gestion du territoire de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, un permis accordé à Denis Fradet le 20 mars 2003 évoque l’établissement d’un commerce similaire. Selon l’Annuaire par rues : Québec et les environs, le nom du commerce demeure le même en 2002 et 2003. Toutefois, le permis accordé à Diane Guérard comprend également la réfection de joints de maçonnerie et le nettoyage de la brique, ce qui n’apparaît pas dans le permis accordé à Denis Fradet.

18 Jean Gervais fait alors remplacer les portes et les fenêtres en façade et aménager des galeries à l’arrière en remplacement de la cage d’escalier.

19 Selon l’Annuaire par rues (2008-2012) et le Bottin de références croisées (2013-2015), A. Henton, en 2007, et M. Sarsebekova, de 2008 à 2015, occupent tour à tour le 835 de l’avenue Turnbull.

Bibliographie

Ancestry

« Population ». Recensement du Canada de 1921. Ancestry.com Operations Inc, 2013. http://www.ancestry.ca/Census, consulté le 3 juillet 2016.

Archives des Augustines de l’Hôtel-Dieu

Documents textuels

Augustines de l’Hôtel-Dieu. No 13A : subdivisions du Bail no 8 et partie des Baux no 9 et 10 Quartier Montcalm. Fi-H 2,3/5.

Dossier d’actes notariés rédigés entre 1911 et 1984:

LABRECQUE, Adolphe. Concession par l’Hôtel-Dieu de Québec à monsieur Arthur A. Lacasse. No 2430, 7 novembre 1911.

DUVAL, Arthur. Titre-Nouvel par Monsieur Arthur A. Lacasse Faveur de l’Hôtel-Dieu. No 12,957, 14 mai 1943.

LEMAY, Gaetane. Quittance par les Augustines de la Miséricorde de Jésus du Monastère de l’Hôtel Dieu de Québec fav. Dame Colette Lacasse et Dame Jacqueline Lacasse. No 340304, 5 avril 1984.

Documents cartographiques

COURSCHESNE, Arsène Edmond Brisset. Cadastre de la Cité de Québec/Cadastral Plan of the City of Quebec. Québec, Cité de Québec, 1909. Aucune cote n’est attribuée à cette carte.

GOSSELIN, Pierre. Plan indiquant les lots redivisés nos 4381 […] du cadastre de la Cité de Québec quartier Montcalm. Québec, 1912, 800.280.1912.27.

TREMBLAY, Althéod et Édouard HAMEL. La Cité de Québec et ses environs. Québec, Cité de Québec, 1927. Aucune cote n’est attribuée à cette carte.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Documents textuels

Annuaires de Québec, 1910-2015. Les annuaires publiés entre 1910 et 1976 ont été consultés dans la collection numérique de BAnQ. Les éditions ultérieures, sur support papier, ont été consultées à la Bibliothèque Gabrielle-Roy.

Documents cartographiques

GOAD, Charles Edward et UNDERWRITERS’ SURVEY BUREAU. Insurance Plan of the City of Quebec, Canada, 1910-1916, Collection numérique.

UNDERWRITERS’ SURVEY BUREAU. Insurance Plan of the City of Quebec: volume I, 1957-1961, Collection numérique.

Ville de Québec

Documents textuels

«835 à 845 Avenue Turnbull ». Fiche d’un bâtiment patrimonial. Ville de Québec, non daté. https://ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/patrimoine/patrimoine_urbain/fiche.aspx?fiche=448, consulté le 23 juin 2016.

«875 Avenue Turnbull ». Fiche d’un bâtiment patrimonial. Ville de Québec, non daté. https://ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/patrimoine/patrimoine_urbain/fiche.aspx?fiche=449, consulté le 23 juin 2016.

« Lockwell ». Répertoire des toponymes de la ville de Québec. Ville de Québec, non daté. http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/patrimoine/toponymie/repertoire/fiche.aspx?idFiche=914, consulté le 27 juin 2016.

« Turnbull ». Répertoire des toponymes de la ville de Québec. Ville de Québec, non daté. http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/patrimoine/toponymie/repertoire/fiche.aspx?idFiche=1369, consulté le 27 juin 2016.

Arrondissement de la Cité-Limoilou, Division de la gestion du territoire. Liste des permis – 835-845 avenue Turnbull, Québec, 2016, 2 p.

Quatre dossiers numérisés regroupant principalement des documents administratifs relatifs à l’avenue Turnbull, à la rue Lockwell et aux bâtiments sis au 835-845 et 875 de l’avenue Turnbull. Ces dossiers, accessibles sur les postes informations au local des archives de la Ville de Québec à la rubrique Documents historiques numériques, contiennent également des documents photographiques et cartographiques ainsi que des actes notariés.

Document cartographique

BUREAU DES TERRES DE LA COURONNE. No 22 Cité de Québec Quartier Montcalm. 5 décembre 1870, Archives de la Ville de Québec, Fonds Ville de Québec, QP1-4 D00802

Documentation générale

BERGERON GAGNON INC. Patrimoine du faubourg Saint-Jean-Baptiste : connaissance, conservation et mise en valeur : tome 1 : analyse du patrimoine. [Québec], Division Design et patrimoine du Service de l’urbanisme de la Ville de Québec, 1994, IX-304 p.

CHARBONNEAU, André et al. Québec ville fortifiée du XVIIe au XIXe siècle. Québec, Éditions du Pélican/Parcs Canada, 1982, 491 p.

DIVISION DU VIEUX-QUÉBEC ET DU PATRIMOINE. Saint-Jean-Baptiste : entre faubourg et centre-ville. Québec, Ville de Québec, 1988, 72 p. Coll. « Les quartiers de Québec ».

LACELLE, Claudette. La propriété militaire dans la ville de Québec, 1760-1871. Ottawa, Parcs Canada/ministère des Affaires indiennes et du Nord, 1978, VII-139 p. Coll. « Travail inédit », no 253.

PATRI-ARCH. Patrimoine du quartier Saint-Jean-Baptiste, partie sud : histoire de la forme urbaine. Québec, Division Design et patrimoine du Service de l’urbanisme de la Ville de Québec, 1997, VI-198 p.

Par | 2017-10-17T13:23:27+00:00 14/10/2017|Catégories : Histoire et patrimoine|Mots-clés : , , |3 Commentaires

À propos de l'auteur :

Jérôme Ouellet
Je suis historien et archiviste de formation. Ayant notamment travaillé auprès de l’Assemblée nationale et du ministère de la Culture et des Communications du Québec, je m'intéresse particulièrement à l’histoire du patrimoine et de l’urbanisme de la capitale. J'anime depuis 2014 un blogue de vues anciennes qui retrace cette histoire.

3 Commentaires

  1. Renald Lafleur 21 octobre 2017 à 13 h 02 min- Répondre

    Merci très enrichissant.

  2. Marc Lautenbacher 19 octobre 2017 à 23 h 36 min- Répondre

    Bonjour Jérôme,
    ton article sur 835 rue Turnbull, que je connais très bien, est formidable. Merci, car je m’intéresse particulièrement à l’histoire du patrimoine de notre belle ville ! ! !

    Marc Lautenbacher
    (Québécois depuis 2002)

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