Le Bourdon a appris que l’église Saint-Jean-Baptiste avait subi d’importants dégâts en décembre dernier, dont les conséquences sont encore difficiles à estimer.

Lors du dernier conseil de quartier de Saint-Jean-Baptiste, Louis Dumoulin – président du CA du conseil de quartier, a informé les citoyens de l’état préoccupant du bâtiment. Le 29 décembre dernier, le système de chauffage de l’église a en effet lâché. En pleine vague de grand froid, les canalisations ont donc gelé, provoquant l’éclatement des tuyaux. A l’heure actuelle, il n’y a plus ni chauffage ni eau dans l’église, fermée au public depuis mai 2015. Auparavant, le système de gicleurs d’eau avait également été mis hors-d’usage. Comble de malchance, depuis le 1er décembre, les assurances avaient malheureusement été réduites, et les dégâts d’eau ne sont plus couverts.

Il est difficile de savoir quels seront les dégâts tant que le bâtiment n’aura pas été inspecté, et que le temps ne se sera pas radouci. Le bâtiment, qui est encore propriété de la Fabrique, court le risque de subir des dégâts irrémédiables. Au point de devenir un autre Saint-Coeur-de-Marie? La Fabrique nous informe être en phase d’évaluation et de prévention des risques, et attend les recommandations des experts. Cet accident pourrait éventuellement être une “opportunité, pour renouveler/changer le système de chauffage afin de rendre le bâtiment plus efficace et eco-énergétique“.

Depuis quelques mois, le bâtiment est victime d’actes de vandalisme de plus en plus fréquents. “Il est financièrement impensable de pouvoir envisager l’embauche d’un agent de sécurité 24/24 même si nous savons que le bâtiment le mérite bien.  Il faut se rappeler que la paroisse collectait annuellement moins de 30 000$, alors qu’il en coûtait, juste en énergie et assurances, 100 000$” nous précise-t-on également.

Corrections apportées le 2 février: l’église est propriété de la Fabrique, et non du Diocèse. Précisions sur l’état du bâtiment apportées par la Fabrique.