Souvenirs du Faubourg : l’incendie des Appartements Turnbull

Coin Saint-Jean et Turnbull, 31 janvier 1963. Un tragique incendie fauche la vie à Mlle Claire Poirier et endommage lourdement l’édifice à logements et commercial de six étages. 

Cette chronique souligne l’histoire contemporaine du quartier. Entre autres sources d’information, les Archives de la Ville de Québec. la BANQ et ses publications numérisées, Jocelyn Paquet (retraité des Archives du photographe), la Société historique de Québec et la mémoire de résidents peuvent être mis à contribution.

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Sous le titre « Immeuble incendié », l’image historique de l’en-tête, immortalisée le 1er février 1963, est tirée des Archives de la Ville de Québec. L’édifice en bois recouvert de briques avait à l’époque plus de 40 ans et abritait 35 chambres ou appartements. En date du 4 janvier 2018, la photo comparative montre bien que les façades d’origine ont été conservées après la restauration de l’immeuble. Le restaurant Poulet portugais occupe aujourd’hui le rez-de-chaussée en lieu et place de l’ex-restaurant Bernier, gravement affecté par l’incendie.

Sorties de secours bloquées

Photographie parue dans Le Soleil

Dans l’édition du 31 janvier 1963 du journal Le Soleil, le reporter Jos.-L. Hardy raconte avec moult détails les scènes dramatiques du sinistre qui avait ravagé la nuit précédente l’immeuble du 805, rue Turnbull, causant le décès d’une locataire et en blessant six autres.  « […] Quelque 80 personnes ont sauté dans des filets ou ont été descendues dans des échelles des pompiers tandis que d’autres parvenaient à descendre à même de rudimentaires échelles de sauvetage constituées de crochets de fer fixées à même le mur arrière de l’immeuble. […] La victime a été identifiée comme étant Mlle Claire Poitier, âgée de 46 ans. [Elle] a été retrouvée morte dans le corridor du quatrième étage, à la porte de son appartement. […] »

Apercevant les flammes qui s’échappaient d’une fenêtre du troisième étage, le président du Carnaval de Québec, Pierre Tremblay, a lancé un premier appel à la centrale de pompiers à 2 h 12. Quelque 360 sapeurs ont maîtrisé le sinistre cinq heures plus tard.

Après avoir vite constaté que les sorties de secours étaient bloquées par la neige, les enquêteurs en sont venus à la conclusion que « le feu est attribuable à un mégot de cigarette dans un sofa » d’une locataire.

Extrait du Soleil, édition du 1er février 1963 (page 13). Source: BANQ.

 

Sur Turnbull, la façade en brique est marquée par la nuit d’incendie. Photographie prise le 1er février 1963. Source: Ville de Québec.

Et vous, quels souvenirs évoquent ce drame ? N’hésitez pas à commenter cet article !

Article précédent de cette chronique : Un tragique incendie sur Saint-Jean.

Par | 2018-02-08T08:32:39+00:00 31/01/2018|Catégories : Histoire, Histoire et patrimoine, Souvenirs|Mots-clés : , , |0 commentaire

À propos de l'auteur :

Jean Cazes
Géographe et archiviste, j’ai pris racine dans les quartiers centraux en 1989. Journaliste à la pige depuis lors, j’ai notamment travaillé pour Franc-Vert, Forêt Conservation et Géo Plein Air. Recherchiste à TéléMag (« Dossier actualité ») puis coréalisateur/coanimateur d’une émission estivale à CKRL 89,1, j’ai aussi collaboré en 2001 à la relance du journal de rue La Quête à titre de rédacteur en chef. En 2009, j’ai quitté le blogue Québec Urbain afin de développer le volet « média hyperlocal » de Monlimoilou.com où j’assume depuis les fonctions de journaliste, chroniqueur et photographe. Portraits de commerçants, événements culturels, urbanisme et « capsules d’histoire » sont quelques sujets que je couvre aussi à l’occasion pour Le Bourdon.

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