Il y a cent ans, l’inauguration du “James Douglas Tuberculosis Wards”

L’Hôpital Jeffery Hale a d’abord été érigé dans le Faubourg Saint-Jean, à deux endroits différents. Le 11 février 1918, on inaugure l’un des derniers pavillons, consacré aux patients tuberculeux. 

Situé sur la rue Saint-Olivier, à l’angle de Des Glacis, et ouvert en 1867, le Jeffery Hale est ensuite déménagé en 1895 sur le quadrilatère délimité par les rues Saint-Cyrille (aujourd’hui René-Lévesque), Notre-Dame du Précieux-Sang (Turnbull), Lockwell et Claire-Fontaine. C’est en 1915 que la construction du nouveau bâtiment débute. Grâce aux dons du public et à la généreuse souscription du Dr James Douglas, le “James Douglas Tuberculosis Wards” ouvre aux malades le 11 février 1918. Il est situé dans la partie est du quadrilatère, environ à mi-chemin entre Saint-Cyrille et Lockwell, comme on peut le voir dans le plan ci-dessous, datant de 1923.

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Les bâtiments du Jeffery Hale en 1923. BANQ, 3851855_030.

Pendant trente ans, le pavillon reçoit les malades atteints de tuberculose, jusqu’à ce que le gouvernement décide d’isoler ces malades. Il devient alors une résidence pour le personnel.

Vue aérienne de l’hôpital Jeffery Hale et ses environs en hiver. Cette image est tirée de la brochure, Jeffery Hale’s Hospital, p. 2, constituée lors des 85 ans de l’établissement. Le pavillon Douglas se trouve sur la droite de la photographie. Collection iconographique de la Ville de Québec.

Le pavillon Douglas sera utilisé par la Cour du Bien-être social puis par divers organismes. Un incendie le détruit en 1982. L’édition du Soleil du 16 novembre 1982 relate ainsi: “Les flammes qui ont été aperçues vers 2h30 ont causé pour plus de $250,000 de dégâts. La construction de deux étages située au 350 Saint-Cyrille, à l’angle de la rue Claire-Fontaine, abritait des bureaux du Grand Théâtre, du théâtre Le Trident et de l’Orchestre symphonique de Québec, de mê­me que quelques bureaux de Radio-Québec. L’enquêteur André Savard, du Commissariat des incendies de Québec, n’a aucun doute quant à l’origine criminelle de ce sinistre. Trois foyers d’incendie dans autant de pièces du deuxième étage ont en effet été découverts. Le feu a été allumé à l’aide de vieux journaux.

L’incendie de la Cour du bien-être social en 1982. Photographie tirée du Soleil, 16 novembre 1982 (BANQ)

Il est ensuite démoli, et l’OMHQ y fait construire un édifice à logements en 1986.

Par | 2018-02-16T17:39:43+00:00 11/02/2018|Catégories : À la Une, Histoire et patrimoine, Patrimoine|Mots-clés : , |0 commentaire

À propos de l'auteur :

Québécoise d'adoption depuis 2007 et résidente de Saint-Jean-Baptiste depuis 2012, je suis passionnée de démocratie locale, d'histoire et de patrimoine. Co-fondatrice du Bourdon média collaboratif, je suis également engagée dans divers organismes du quartier, comme le Comité Populaire, Espace Solidaire, et le Comité du patrimoine.

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