Élections 2018: la bataille de Québec

Dans Taschereau — et même en 2014, quand Agnès Maltais a emporté l’élection avec une mince marge de 451 voix —, le vote péquiste est resté stable au fil des ans. D’une élection à l’autre, ils sont environ 12 000 à voter bleu, fait remarquer la députée sortante, en encerclant les chiffres sur des pages qu’elle a pris soin d’imprimer avant l’entrevue. Le réel danger, selon elle, ne vient pas de Québec solidaire — « ce n’est pas du nouveau pour nous, Catherine Dorion, c’est sa troisième[campagne], ce sera sa troisième défaite », lance Agnès Maltais —, mais plutôt des vases communicants entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ). Si le vote du premier (11 000 voix en 2014) est transféré au second (6000 voix en 2014), le traditionnel vote péquiste s’en trouvera surpassé. Et vice versa.

Parce que voilà : le raz-de-marée caquiste annoncé dans la région de Québec se bute aussi au candidat libéral Florent Tanlet, attaché de presse de la ministre du Travail, Dominique Vien. C’est lui qui est passé tout près de coiffer Agnès Maltais au fil d’arrivée en 2014 ; dans une circonscription qui concentre les organismes citoyens et communautaires et qui a été le bastion de la révolte étudiante de 2012 dans la ville de Québec.

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A lire dans Le Devoir, le 28 avril 2018.

Par | 2018-04-29T11:45:34+00:00 29/04/2018|Catégories : Revue de presse|Mots-clés : , |0 commentaire

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