Le Périscope de retour dans ses murs

C’est un Périscope rénové que les spectateurs retrouveront dès septembre, pour une saison 2018-2019 pleine d’audace et de réflexions sur les enjeux contemporains, qui va vers l’autre, et qui donne envie aux femmes d’être fières.

Les rénovations ne sont pas encore totalement terminées, mais l’équipe du Périscope est heureuse d’être de retour après une saison nomade qui n’aura pas été de tout repos, mais au cours de laquelle le public a répondu présent. Si la plupart des travaux ne sont pas apparents, c’est pourtant un Périscope modernisé qui accueillera ses premiers spectateurs à l’automne. Rendus délicats par la présence d’amiante sur tous les étages et le renforcement nécessaire d’un mur porteur, ils ont coûté près de 2.8 millions de dollars. La mise aux normes en matière de gicleurs a été faite et tout le parement extérieur a été refait, d’un matériau plus durable. A noter également: l’installation d’une marquise électronique en septembre, qui permettra l’affichage des informations relatives aux pièces, ainsi qu’une exposition permanente sur l’histoire du bâtiment à l’intérieur.

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Côté scènes, le studio Marc Doré a été rénové, notamment en ce qui a trait à l’insonorisation. Deux spectacles pourront se dérouler simultanément au Périscope, ce qui était impossible auparavant. La salle principale a été rafraîchie et munie de gicleurs. Côté cour, les artistes pourront bénéficier de loges rénovées. Côté jardins, les bureaux du Périscope ont été eux aussi rénovés, et l’entrée administrative, désormais entièrement vitrée, permet de faire entrer la lumière dans les locaux.

On voulait que le bâtiment prenne sa place comme bâtiment historique dans le quartier” dit Marie-Ève Dumont, directrice générale, précisant que le seul endroit qui n’avait pas été repeint était le côté sud, où l’on retrouve le nom de cette ancienne synagogue des années 1940 (Beth Israël Ohev Sholem). La place publique à l’avant du théâtre a également été refaite, et on devrait prochainement trouver un stationnement pour vélo à proximité du théâtre.

Une saison riche et audacieuse

La 33ème saison du Périscope s’annonce passionnante, contemporaine dans ses enjeux abordés, sensible souvent, drôle parfois, et toujours créative et audacieuse. L’automne s’ouvrira sur une pièce qui promet d’être épique et critique, avec Chapitre de la chute – Saga des Lehman Brothers, une oeuvre colossale en trois partie qui retrace 150 ans d’histoire de la famille Lehman, et qui suit l’évolution du capitalisme, de sa naissance à la chute d’un empire en 2008. En octobre, Manifeste de la jeune fille exposera les monstres de superficialité contemporains. Viendra ensuite Le baptême de la petite, une comédie acide, sur un texte d’Isabelle Hubert. La question du baptême d’une enfant adoptée permettra de réfléchir sur la légitimité des traditions religieuses dans la société québécoise et sur l’inquiétude de l’arrivée d’une culture étrangère. En novembre, ce sera au tour de Baby-sitter, une pièce qui explore la place des hommes dans le mouvement féministe, et l’équilibre du couple dans les débats qu’il provoque. M.I.L.F, création avant-gardiste sur le tabou entourant la relation entre la maternité et la sexualité, prendra ensuite l’affiche. L’automne s’achèvera avec le retour du Festival du Jamais-lu, pour la huitième année.

A l’hiver 2019, place à l’imaginaire, la science-fiction, les rêves, l’inconnu et la vulnérabilité. Parmi les nombreuses pièces présentées, on retiendra les Astronettes, la longue marche vers les étoiles. À travers l’univers de la science-fiction et du récit d’anticipation, Marie-Josée Bastien et Caroline B. Boudreau lèvent le voile sur les prouesses trop souvent méconnues des pionnières de l’exploration spatiale. Au mois de mars, Maria et les vies rêvées (de Philippe Soldevila et Agnès Zacharie) s’intéresse aux enjeux reliés à la rencontre des cultures et au parcours de ceux qui espèrent trouver un monde meilleur, ailleurs. En avril, l’auteure à succès, poète et comédienne, Erika Soucy, adapte pour la première fois au théâtre son roman Les murailles, et nous permettra d’aller à la rencontre du monde rude et méconnu des chantiers du Nord, plus particulièrement avec les hommes qui y vivent au détriment d’une vie de famille traditionnelle.

Les billets sont en vente dès ce 13 juin, à partir de 18h.

Par | 2018-06-20T07:43:11+00:00 13/06/2018|Catégories : Culture et éducation|Mots-clés : , |0 commentaire

À propos de l'auteur :

Québécoise d'adoption depuis 2007 et résidente de Saint-Jean-Baptiste depuis 2012, je suis passionnée de démocratie locale, d'histoire et de patrimoine. Co-fondatrice du Bourdon média collaboratif, je suis également engagée dans divers organismes du quartier, comme le Comité Populaire, Espace Solidaire, et le Comité du patrimoine.

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