Le 25 avril 2019, le Comité Populaire Saint-Jean-Baptiste concluait sa campagne de mobilisation “Ton inaction nous rend malades” par un rassemblement devant l’ancienne boucherie Bégin.

Réclamant l’expropriation de l’édifice, qui est à l’abandon depuis 7 ans et qui fait l’objet d’annonces périodiques de démolition par les propriétaires successifs depuis aussi longtemps, le ComPop souhaite que ce terrain revienne à la communauté en intégrant des logements sociaux.

La mobilisation a été maintenue, malgré l’annonce faite par le promoteur à la veille de cette action.“Pendant cette campagne, plusieurs personnes nous ont rapporté des situations inquiétantes concernant cet édifice laissé à l’abandon depuis plusieurs années. Ce n’est pas une autre promesse supplémentaire de démolition de l’édifice qui allait changer quoi que ce soit à notre action. Nous sommes plutôt sceptiques face à cette annonce au timing surprenant”, a déclaré Marie-Ève Duchesne, permanente au Compop.

Après avoir profité d’une préparée par le Centre Famille Haute-Ville, différentes prises de parole liées à l’édifice abandonné ou au projet de condos actuel ont eu lieu. Puis une action surprise de style die-in (action symbolique visant à “simuler la mort”) s’est déroulée devant l’édifice, pour symboliser la toxicité du bâtiment, tant au regard des nuisances comme les rats ou l’état très dégradé de l’endroit, qu’au regard de son impact sur le tissu social et urbain.

Le rassemblement a également permis aux personnes mobilisées de laisser leurs traces sur la façade l’édifice en inscrivant leurs idées de projets répondant aux besoins de la communauté. Une piñata en forme de rat a aussi permis le défoulement collectif des plus petits et des plus grands.

Cette action conclut une campagne d’envoi de plaintes au service 3-1-1 de la Ville de Québec pour exprimer l’impatience et le mécontentement devant le manque d’action de la Ville, qui possède les leviers pour exproprier les propriétaires négligents.