Aujourd’hui, nous nous penchons sur ce que les organismes et citoyens du quartier font pour rendre notre environnement urbain un peu moins gris et un peu plus vert, dans tous les sens du terme!

Dans sa réflexion sous-jacente au projet de vision d’écoquartier urbain Saint-Jean-Baptiste, le Conseil de quartier met en avant tout ce qui fait déjà de Saint-Jean-Baptiste un éco-quartier:

  • De nombreux commerces de proximité (il est possible de faire pratiquement tous ses achats du quotidien dans le quartier ou à proximité)
  • École et services publics de proximité (écoles primaires et secondaires)
  • Proximité d’emploi dans différents domaines: entreprises du secteur public comme privé, restauration, tourisme, services, etc.
  • Transports en commun, transport collectif, alternatif et actif (RTC, Communauto, pistes cyclables en développement)
  • Les habitudes de marche des citoyens (47,7% marchent pour aller de la maison au travail, sans surprise le plus haut pourcentage à Québec)
  • Intérêt des citoyens pour le verdissement du quartier (cours intérieures, balcon….)

Il met également de l’avant des initiatives d’embellissement et de verdissement.

Le Comité Populaire Saint-Jean-Baptiste est connu pour son implication pour le droit au logement. Mais il se préoccupe aussi beaucoup de réaménagement urbain. On lui doit la rue partagée Sainte-Claire (et d’autres en devenir!) et une mobilisation pour une circulation à 30Km/h dans le quartier . Il a aussi son jardin populaire installé au pied du centre culture et environnement Frédérick Back, en attendant un “véritable” (ou du moins officiel) jardin communautaire. Il est encore temps d’y participer, la rencontre aura lieu le 30 avril. Son Vestiaire du Faubourg, permet la remise en circulation, à prix modique, de linge et d’objets déjà aimés. Une compagnie y récupère les morceaux de tissu en fin de vie utile. On leur doit également la mise en place et l’entretien des bacs à compost du Parc Richelieu.

Du côté de l’école Saint-Jean-Baptiste, il y a également une conscience environnementale. Leur projet de parc école prévoit un espace plus vert et accessible à la mise en place de classe plein-air.

Le recyclage n’est pas le point fort non seulement dans notre quartier, une réalité partagée à la grandeur de la ville. Il suffit de jeter un œil dans les poubelles qui s’entassent sur les trottoirs les jours de collecte (ou en-dehors des jours de collecte, mais c’est un autre débat). Les projets de la ville de Québec sur des poubelles de tri dans la rue et le centre de bio-méthanisation (récupération des déchets compostables chez tous les citoyens) pourraient faire une grande différence mais ne sont pas exempts de débats.

Certain-e-s citoyen-ne-s, comme Élisabeth Simard ont choisi d’adopter un mode de vie minimaliste, et même d’adopter des poules urbaines. “Nous pratiquons le minimalisme pratique, c’est-à-dire qu’on remet tout en question dès qu’un besoin matériel se présente. Nous éduquons nos enfants sur l’impact des choix quotidiens et le bien-être mental que procure le fait de posséder moins (moins de rangement et d’entretien, moins de sentiment d’étourdissement, moins de stress financier, plus d’appréciation de ce que nous possédons) et cela a un impact direct sur leur perception de l’environnement. Nous sommes végétariens et avons nos poules pour les œufs, mais aussi pour plusieurs autres services mutuels : nous leur donnons liberté, affection et compost (elles mangent nos restes de table au quotidien donc grande réduction de matières organiques à mettre dans notre composteur) et elles nous donnent affection et œufs :)”. Nous aurons l’occasion de vous reparler d’elle et de sa sympathique famille. D’autres ont la chances d’avoir un petit jardin dans leur cour, et s’en occupent pour aménager qui des îlots de verdure, qui des petits potagers… Les smart-pots, par exemple, permettent une véritable agriculture urbaine à petite échelle (sur un balcon) ou à plus grande échelle (sur les toits si plats de Saint-Jean-Baptiste!). Les urbainculteurs offrent une foule de conseils et de services en la matière. 

En attendant, pour recycler:

  • le bac (ou sac) bleu est largement utilisé par les citoyen-ne-s. Ils sont “fouillés” par quelques personnes pour y récupérer les “précieuses” canettes consignées (rappelons ici que les bouteilles de vin de la S.A.Q le sont toujours pas)
  • la collecte des encombrants est un service offert par la ville, mais il faut se promener en ville les jours de déménagement pour comprendre, à la vue des trottoirs ensevelis, que beaucoup espèrent encore qu’une autre personne en aura l’utilité (!)
  • Pensez au Vestiaire du Faubourg, à l’Entraide, à la maison des jeunes, au centre famille Haute-Ville, à l’école et au CPE ainsi qu’à la maison mère Mallet et Emmaüs: téléphonez-leur avant de mettre vos affaires encore utilisables à l’écocentre (ou pire aux poubelles)
  • il est possible de mettre ce qui va à l’écocentre sur le trottoir certaines journées (généralement quelques jours après le 1er juillet)
  • encore mieux, la ville lance un service d’écocentre mobile, qui sera en juin dans le quartier.
  • Ça va où: une application mobile fort pratique pour vous dire comment poser les bons gestes de récupération

Et si certains d’entre-vous souhaitent se lancer dans le compostage, sachez qu’habiter dans un 3 ½ en ville ne vous en empêche nullement.

  • Certain-ne-s citoyen-ne-s compostent à la maison: composteur individuel pour ceux qui ont un jardin ou vermicompostage
  • Quant à Craque Bitume, l’organisme (de Limoilou) gère les bac à compost collectifs dans notre quartier, sur la Côte Badelard et au Parc Lockwell. Évidemment il en faudrait d’autres pour répondre à la grande demande.

Le CQSJB l’a souligné: les résident-e-s consomment dans les commerces du quartier. Même si il manque quelques services (boucherie/poissonnerie, commerces de détails pour les enfants) ou que d’autres sont en nombre restreint (pharmacie, services de santé). Un marché extérieur et local serait certainement apprécié (à l’image de celui que nous avions sur le parvis de l’église), sachant que celui du vieux-port s’en va trop loin pour nos pieds. Il est dommage que le passage Olympia ne puisse être utilisé comme tel: de l’aveu de Marie-Noëlle Bellegarde-Turgeon, directrice générale de la SDC, les plateformes en bois sont trop hautes et étroites. Nous verrons cependant que les alternatives existent dans un prochain article.

Rappelons que les citoyen-ne-s du quartier ont accès à de multiples installations sportives (extérieures et intérieurs) à pied ou en transport en commun. Nous vous en avions tracé le portrait. Pour les sorties culturelles c’est encore plus flagrant (théâtres, musées, festivals): nous sommes au cœur de l’action de ce côté là. On peut donc être écolo, sportif et cultivé ;-)!

Le Bourdon aimerait prendre connaissance de vos initiatives dans le quartier. Quel “cheval de bataille” avez-vous choisi pour lutter contre les changements climatiques? Avez-vous adopté un ou plusieurs gestes dit “écolos”? On veut vous lire dans les commentaires ou écrivez-nous à info@bourdonmedia.org!

  • à suivre…les initiatives des commerces du quartier!

mise à jour du 29 avril – 16h54: ajout d’un point sur la liste des possibilité de recyclage