Une épicerie générale aux saveurs africaines, mais pas que ça, a discrètement ouvert ses portes fin août cette année. Elle est située dans l’ancien VapeKing, entre Schu’z et Chez Simard&Talbot.

Vous pourriez manquer votre chance de découvrir ce commerce si vous n’êtes pas attentif: l’enseigne est en production. Nous avons par ailleurs évoqué sur le Facebook du Bourdon son ouverture.

Mme Mariam Adamou espère vous voir nombreux à franchir les portes de son épicerie. Elle prévoit déjà organiser des activités découvertes pour mieux faire connaitre son offre de produits: alimentaires, vestimentaires et même capillaires. Et des découvertes vous en ferez! Il y a des produits qui lui proviennent d’un importateur montréalais (farine de manioc, biscuits, conserves, bananes plantain, etc), d’autres qui proviennent directement du Mali (épices, beurre de karité) ou de République centrafricaine (bâton de Manioc). Pour votre information, le bâton de manioc, qui se mange tel quel une fois réchauffé, s’appelle “magbere” en RCA, mais bobolo au Cameroun et kouaga au Congo*. Vous retrouverez aussi, en congélation, différentes viandes provenant de la boucherie Saint-Hilaire (chèvre, mouton , bœuf) ou de la boucherie Patrick (poulet). Du poisson (congelé) vous pourrez aussi en déguster: maquereau, crevette, morue salée et même entière. Il y a également des fines herbes, feuilles de patate douce et légumes (congelés). Les tables au centre seront bientôt remplacées par des supports appropriés au commerce. Beaucoup d’autres produits manquent encore à l’appel: la commande est passée pour d’autres produits alimentaires (dont du riz) mais aussi pour des produits capillaires. On vous le dit: il s’agit bel et bien d’un magasin général.

Soulignons que Mme Adamou cumule plus de dix-huit (18) ans d’expérience dans ce type de commerce dans son pays d’origine: la République Centrafricaine. Là-bas elle allait, seule, jusqu’au Congo* et au Cameroun, pays limitrophes, se fournir pour son commerce à Bangui, la capitale. Donc outre sa langue maternelle, le sango, elle connait aussi le lingala (Congo*) et même un peu de bambara (Mali). Elle maîtrise le français (langue officielle du Mali, du Congo* et du Cameroun)! Elle a fuit son pays, après la mort de son conjoint, avec sa sœur et 5 de ses 6 enfants dont le plus jeune avait 6 ans seulement (elle a 2 filles et 4 garçons). Après un passage au Maroc elle et sa famille sont donc des réfugiés depuis plus de deux ans au Québec. Aujourd’hui encore un de ses fils est au Mali mais la famille espère être réunie bientôt. Elle a cinq petits-enfants ici aussi. Le reste de sa famille vit en France ou au Cameroun. Elle même vit à Ste-Foy mais après deux années travaillées comme salariée elle a décidé d’utiliser ses économies pour ouvrir son commerce et être indépendante à nouveau! Quel bel exemple de résilience.

  • Où: au 752 rue Saint-Jean
  • Quand: lundi au samedi au moins de 10h à 18h, fermé le dimanche.

*lors de l’entretien, Mme Adamou a spécifié parlé du “Congo” pour désigner les deux Congo (République du Congo et République Démocratique de Congo)