Michèle Lefebvre
L’œuvre alchimique

Le titre de la série que nous présentera l’artiste, L’œuvre alchimique, se veut donc un clin d’œil à l’alchimie et à la recherche de la pierre philosophale qui permet la transmutation du plomb en or, et à Carl Gustav Jung qui a su faire le parallèle entre psychologie et alchimie. Dans cette série de tableaux, cinq images se rencontrent pour nommer le silence et révéler ce qui l’habite. Le vase, l’eau, le ciel, le cercle, le coquillage sont autant d’archétypes qui racontent l’essentiel de la quête d’unité en soi.

La recherche de Michèle Lefebvre prend forme lorsque l’image symbolique s’impose à elle. Comme un mantra, elle envahit son esprit et sa créativité la transpose sur le tableau. Et alors, le dialogue s’installe entre elle et le tableau. Il lui donnera la direction à suivre après avoir reçu l’impulsion première dans un acte spontané.

Le travail de peintre de l’artiste est mu par sa quête intérieure, par ce lent processus de réunification des différentes parties de soi-même qui s’opposent, se contredisent, se fusionnent, se marient : le blanc et le noir, l’ombre et la lumière, la lourdeur et la légèreté, l’esprit et la matière, le ciel et la terre, le féminin et le masculin afin d’en extraire le plus précieux.

Michèle Lefebvre, après avoir complété son baccalauréat en arts visuels (1991) et une maîtrise en histoire de l’art (1997), consacre une bonne partie de son temps à l’enseignement du dessin et de la peinture, entre autres, auprès de diverses clientèles. Elle vit et travaille à Québec.

Christian Vadeboncoeur
La créativité comme facteur néguentropique

Tout système ordonné ne peut le rester s’il ne possède pas les mécanismes ou les forces nécessaires pour contrer cette inclinaison inéluctable et naturelle de l’univers de tendre vers un plus grand désordre. L’ensemble des forces destinées à maintenir l’ordre dans un système forme ce qu’on appelle la néguentropie. Ces forces ou facteurs visent à freiner l’augmentation de l’entropie, c’est-à-dire du désordre.
Face à la toile vierge, le peintre met en branle une créativité que l’on peut qualifier de néguentropique puisqu’il cherche à subordonner la toile à sa volonté d’ordre et d’harmonie. La série de toile intitulée « Néguentropie » se veut une représentation de ce caractère néguentropique de la créativité. Christian Vadeboncoeur a tenté de créer, par la simple application de couleurs épousant des formes non figuratives, une harmonie ordonnée qui s’oppose au désordre initial d’un univers complètement, blanc, froid et sans énergie.

Après une longue carrière dans le domaine des sciences, Christian Vadeboncoeur se consacre entièrement depuis 2011 aux arts visuels. Depuis ses débuts il est en constant apprentissage auprès d’artistes de Québec tels que Noëlla Dionne, Frédérick Lévesque et Michèle Lefebvre pour ne citer que ceux-là. Christian Vadeboncoeur vit et travaille à Québec.

|||::
313 Rue Saint-Jean, Ville de Québec, QC G1R 1N8